Juan Esteban incarne l'homme tel que nous aimerions le rencontrer plus souvent. En effet, son hypersensibilité s'exerce aussi bien dans tout ce qui concerne le quotidien que pour tout ce qui concerne la création proprement dite.
A trevers ses rapports toujours chaleureux avec autrui, il dessine peu à peu son "visage intérieur".
Se trouver dans le regard de l'autre (qu'il ne manque jamais de toucher par la porte du coeur), représente le plus sûr chemin qui le menera au seuil de son âme.
Homme de bien, guitariste talentueux, sans cesse à l'addût de cette perfection qui se refuse à la dernière seconde, mais qui chaque fois permet à l'être de progresser vers les lumière
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Avant meme d'envisager de devenir poete, Federico Garcia Lorca voulut être musicien, recueillant d'anciennes chansons populaires pour les harmoniser.
Quoi de plus normal alors que Juan Esteban nous fasse vibrer sur sa guitare les textes sublimes de Lorca ? La chanson Espagnol, c'est surtout le flamenco, ou plus exactement ce cante jondo (chant profond) qui a la capacité de transir le chanteur, de frapper son corps, en cet instant fulgurant que l'on nomme le duende.
Le duende, que l'on peut traduire par "transe", est ce coup de foudre qui vient saisir le chanteur de flamenco, le tord et lui arrache convulsivement ce cri qui est emblème de l'expression musicale. La guitare et le voix d' "El Rubio" façonnent le cante jondo..."Sa voix, à force de douleur et de sincérité, lance un jet de sang". |